6 bonnes raisons de voter Hamon

Publié le par E.M.



Vous cherchez une seule bonne raison de voter Benoît Hamon ? En voici 6 !

1) A l’issue du week end, l’image du Parti est sérieusement écornée. L’impression qui domine, c’est que le PS est incapable de dépasser le choc des egos et d’effacer les vieilles rancœurs. Aubry, soutenue par les amis de DSK et de Fabius, contre Royal, c’est rejouer la primaire de 2007. Voter Hamon, c’est tourner la page et sortir par la haut. C’est faire le choix d’un homme neuf, qui n’a ni comptes à régler ni revanche à prendre.


2) Les institutions de la Vème République polluent notre parti. Réduire le choix du premier secrétaire à la sélection anticipée d’un présidentiable, c’est conduire un peu plus le PS sur le chemin de l’hyper personnalisation et de la dépolitisation. Voter Hamon, c’est, pour les militants, l’occasion de dire « Chaque chose en son temps ». Voter Hamon, c’est remettre le parti au travail, pour qu’il soit, le moment venu, en situation d’affronter les échéances.


3) Ségolène Royal se présente comme la candidate du « parti nouveau » contre « le vieux parti ». Martine Aubry se veut la représentante d’un « parti de militants » contre  un « parti de supporters ». Voter Hamon, c’est dépasser les oppositions artificielles : c’est faire le choix du renouvellement des pratiques et des équipes sans tourner le dos à notre identité et à notre histoire.    


4) Ségolène Royal veut l’alliance avec le centre et donne une place secondaire à la question sociale : c’est le choix de la droitisation. Martine Aubry, à qui Delanoë reprochait de faire coexister carpes et lapins, est désormais rejointe par le maire de Paris : c’est le risque de la confusion. Voter Hamon, c’est faire le choix de la clarté et de la cohérence. C’est l’assurance d’un PS vraiment ancré à gauche


5) Ségolène Royal avait mis sa candidature « au frigidaire » pour finalement, après plusieurs jours d’hésitations, la ressortir samedi après midi. Martine Aubry a fait acte de candidature le dimanche matin à 9h45, après avoir accepté, la veille, de soutenir celle de Benoît Hamon. Voter Benoît Hamon, c’est faire le choix de la constance et de la détermination.


6) Ségolène Royal a la nostalgie de sa campagne de 2007, à laquelle elle se réfère constamment. Martine Aubry évoque régulièrement la « dream team » du gouvernement Jospin de 1997. Toutes deux ont été ministres sous François Mitterrand et sous Lionel Jospin. Voter Benoît Hamon, c’est changer d’ère.

Publié dans Politique

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F
Le seul projet crédible c'est celui porté par la motion C et Benoît Hamon à vouloir courir derrière le MODEM on le renforce comme on a renforcé Sarkozy. Alain
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K
...à ceci près que la présidentialisation du Parti Socialiste (attention, je suis minoritaire !) est non seulement inévitable, mais nécessaire. Parce que la composition politique de la France, et de toutes les démocraties libérales, laisse une place de choix à l'homme providentiel. Ce n'est même pas une question d'institutions. Voter pour un (prétendu) non-présidentiable, c'est remettre la question à plus tard.Sinon, sur les vrais et faux débats, j'ai plus entendu Hamon hurler sur les Aubry-Royal-Delanoë sur les questions d'alliances au centre que parler de fond (même si la motion C est de qualité, comme la E soit dit en passant).Tout ça pour dire que je ne suis pas membre du PS, je ne voterai pas, et si je votais, je ne sais toujours pas pour qui je voterais. Je pencherais plutôt pour Royal ou Hamon, parce que ce n'est pas mon genre de miser sur le bon cheval. ;-)Royal parce qu'elle a compris l'importance de la communication (arrrgh, oui, c'est moi qui dis ça) et veut réformer le PS dans ce qui me semble être le bon sens, Hamon parce qu'il porte, comme tu l'as dit, le renouvellement et la clarté.Problèmes respectifs : Royal est un ovni politique et suscite des réactions épidermiques. Ennuyeux pour faire l'union, et pour gagner des élections !Hamon, c'est la porte ouverte à un Modem à 20%. Parce que son projet est le plus à gauche, qu'il va donc rencontrer des résistances, et qu'il n'est -selon moi- pas en mesure de l'imposer. Et que quand il s'agira de faire campagne, je ne le crois pas capable d'imposer le PS.Je me fais sérieusement du souci sur l'avenir de notre parti... j'ai l'impression que quoi qu'on fasse, on n'a pas de projet crédible et qui suscite l'adhésion, que la question de la tête du parti ne sera jamais réglée, et qu'on est en train de s'enfoncer dans une crise comparable à celle de la SFIO à la fin des années 50.
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